VILLARD

Léonard Montazeau

un curé de Villard pendant la Révolution

La Mairie

L'Ecole



Extrait du "Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse" de l'Abbé André Lecler; paru en 1902:

VILLARD est une commune du canton de Dun, qui a 770 habitants. Sa superficie est de 1635 hectares et son altitude au dessus du niveau de la mer de 359 mètres.

Prior de Villaribus, XIVe siècle (Pouillé). – Parrochia de Vilars, 1325 (Cart. D’Aubepierre). – Villardz, 1606 (Reg. de Saint Sulpice le Dunois).

Villard, dans l'ancien archiprêtré de Bénévent, avait été donné au monastère de Saint Vaury avant 1184. C'était un prieuré qui avait pour fête patronale la conversion de Saint Paul. Le prévôt de Saint-Vaury y nommait les prieurs en 1688, 1691, 1707 ; ce fut ensuite l'aquilaire du chapitre de Saint Martial après l'union de cette prévôté, en 1729, 1736, 1758, 1761. – N… Couturier, nommé prieur en 1758. – N… Ragot avant 1769. – N… De fourneau était prieur en 1783.

La cure de Villard avait aussi pour fête patronale la conversion de Saint Paul. Vers la fin du XVIIIe siècle elle comptait 450 communiants (environ 600 habitants). L'évêque de Limoges y nommait un curé en 1697, mais ce droit de nomination était exercé par le prévôt de Saint Vaury en 1488, 1530, 1556, 1564, 1645, 1651, 1653, 1654, 1689, 1707, 1708. Ce fut ensuite l'aquilaire du chapitre de Saint Martial en 1736.

  • Guillaume Poissonnier était curé de Villard en 1412.

  • Denis de Beauvais mourut curé de Villard en 1643 et fut enterré dans l'église où l’on voit aujourd'hui sa pierre tombale au milieu de la nef. Elle porte gravée une croix, accompagnée d'un calice et d'un bréviaire, et on lit autour : « Ci gist le cors de feu Messire Denys de Beauvais…, décédé le 2 novembre 1643. » Dans le même pavé de l'église on trouve une autre pierre tombale portant le nom de «Pierre de Beauvais » qui est le neveu et l'héritier du précédent.

  • N… Michelon mourut en 1761.

  • N… Ragot se démit en 1770.

  • N… Garat fut nommé en 1770.

  • Louis Tixier qui mourut en 1789

  • Léonard Montazeau, pendant la révolution fut condamné à la prison et à la déportation. – (Lire son histoire) (1)

  • Antoine Frize y était en 1802 et mourut en 1824.

  • la paroisse est ensuite déservie jusqu'en 1829 par M. Laroche-Delagé, curé de Saint Sulpice le Dunois.

  • N… Lardillier, 1829-1830.

  • Marien Chaput, 1830-1833.

  • N… Jabin, 1833-1834.

  • Louis Tournaud, 1834-1835.

  • Jean-Baptiste Meige, 1835-1836.

  • Marien Rouffet en 1836.

  • Pierre Lemerle en 1849. (voir la plaque sur sa tombe au cimetière de Villard)

  • Chéri Aufaure en 1895.

  • Adrien Vieillescot en 1899.

  • abbé Auguste Gayet en 1928 (Almanach de la Creuse – Cantons de Dun-le Palleteau, Bonnat, La Souterraine, Grand-bourg, St Vaury – Année 1928)

Une cloche fut prise à l'église de Villard en vertu de la loi du 23 juillet 1793.

Aujourd'hui cette paroisse est appelée Villard-Notre-Dame, pour la distinguer de Villard-Saint-Nicolas qui est dans la commune d'Augères.

Les archives de l'ordre de Malte signalent, en 1616, une chapelle appelée le temple de Villard, qui était un membre dépendant de la commanderie du Vivier (2). Cette chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste, n'était pas église paroissiale mais simplement oratoire dévotion.

La justice Villard appartenait au seigneur de Châteauclos.

Cette commune comprend les villages suivants :

  • Allouette (L’)

  • Beauvais,

  • Boudelogne - Boudeloigne 1605 (Reg. de Saint-Sulpice-le-Dunois)

  • Bramant,

  • Chambourtière

  • Chambourtrète - Moulin de Chambourtrètes, 1604 (Reg. de Saint-Sulpice-le-Dunois)

  • Coutures (Les),

  • Frais (Les),

  • Genêts (Les),

  • Gué-Cornu (Le),

  • Jardreix (La),

  • Lavaud,

  • Mont (Le),

  • Mortegoutte,

  • Pêcher (Le) - Le Peschier, 1624 (Reg. de Saint-Sulpice-le-Dunois)

  • Pérelle (La) - La Périolle 1606 - La Peyrolle, 1609 (Reg. par.)

  • Pont-de-l’Enfer,

  • Pramort

  • Prugnes (Les), Prugne (La) - La Preugne, 1577 (Terr. de Dun). - La Pruigne, 1606 (Reg. de Saint-Sulpice-le-Donzeil).

  • Quesnière (La),

  • Tenaize - Teneise, 1605 (Reg. par.)

  • Terrail (Le),

  • Vergnes (Les) - Apud les Vergnes, Dominus de Vergniis, 1325 (Cart. d'Aubepierre)

  • Vitrat - Sic 1577 (Terr. de Dun)

(1) à partir de 1792, après Léonard Montazeaud il y eut un prêtre constitutionnel Jean Gauvain, qui n'est pas mentionné ici. Il habitait à La Quénière.

(2) http://www.encreuse.com/balades/templiers/

  • Villard est cité dans le roman de Françoise Chandernagor "L'Enfant des Lumières"; http://www.encreuse.com/balades/lumieres/

  • Extrait du "GRAND DICTIONNAIRE DE LA HAUTE MARCHE par Ambroise TARDIEUX - 1894":

« VILLARD, chel-l. de commune. Église qui dépendait de la commanderie de Malte du Vivier, en 1789. La justice appartenait au S. de Châteauclos « 

Chemins Gallo-Romains Nouveau

Extrait de la Monographie de la commune de Dun-le-Palestel (Creuse) par Georges VERGEADE, Membre de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse:

« Le département de la Creuse était sillonné par des voies romaines de plus ou moins grande importance. Aucune grande voie ne traversait Dun, mais il semble tout de même que le bourg se trouvait sur le parcours de voies d’importance moindre qui pourraient bien n’être d’ailleurs que des chemins gaulois un peu améliorés(6) .

Les capitales de toutes les civitates étaient reliées entre elles et avec les principales villes dans la limite de leur "cité", c’est ainsi qu’Avaricum (Bourges) était rattachée, non seulement aux capitales des civitates environnantes : Tours, Limoges, etc…, mais encore aux principales villes celtiques existant dans la limite de la cité des Bituriges et sur ses confins immédiats (extra-Fines). De même, Dun (en Marche) se trouvait relié plus ou moins directement avec la capitale des Bituriges.

E. Chenon(7) avait déjà eu l’intuition d’une voie allant de Fines (Aigurande) à Breda (Bridiers) par Dunum (notre Dun) et déterminait ainsi le tracé de celle-ci : "La voie pouvait traverser la Petite Creuse à Chambon et la Grande Creuse non loin de La Villatte, Puydory et Lavillatte près Lavaud, passer ensuite à Dun-le-Palleteau, franchir la Brézentine au hameau de La Villatte (commune de Colondannes) et rejoindre à Bridiers la voie d’Argenton à Limoges par Celon et Saint-Agnan-de-Versillat".

Gabriel Martin(8) , reprenant à son compte cette proposition, en précise certains points et notamment nous indique que la voie en question, après avoir traversé la Grande Creuse, longeait un instant à droite la rive gauche puis tournait à gauche montant à Châtelus et, laissant toujours à gauche Le Cluzeau, arrivait à Dun. C’était là sans doute le plus ancien chemin entre Dun et Aigurande.

Un deuxième chemin issu du premier peu avant le Camp de Lignaud, traversait la Petite Creuse à Puylandeau (commune de Fresselines)(1) , passait aux villages de La Bussière et des Forges, traversait la Grande Creuse au moulin du Gué Cornu et arrivait à Dun, laissant Villard et Terrail à sa droite et La Pérelle (commune de Villard) à sa gauche ; puis il quittait Dun, s’acheminant vers le Ris, atteignait Colondannes, La Bussière, La Rue, La Peyre et rejoignait, près de Saint-Agnan-de-Versillat, la route d’Argenton à Limoges par Breith, évitant ainsi les hautes collines des cantons de Dun et La Souterraine et permettant à ses usagers de gagner rapidement Breith, d’où ils pouvaient facilement se porter sur Limoges et Poitiers.

Ces précisions pouvaient faire croire la question résolue lorsque E. Chenon, en 1922(2) l’étudia à nouveau telle qu’elle était posée par les observations de Gabriel Martin que nous venons de lire et arriva à cette conclusion que le première des voies observées allait au Puyde-Jouer et à Praetorium, tandis que seule la deuxième voie, partant de la bifurcation du Camp de Lignaud conduisait à Breith, acceptant le tracé de G. Martin et identifiant à peu près celui-ci au sortir de Dun avec la route actuelle menant à La Souterraine (RN 151 bis d’Angoulême à Nevers). »


(6) Livre du Centenaire. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, Tome III.

(7) "Les voies romaines du Berry". Cirey, Paris.1922, Introduction, p.6 et 7.

(8) "Histoire d’une frontière, Aigurande", Guéret. Amiault. 1905.

(1) Pont mentionné dès le XII° siècle.

(2) E. Chenon : "Les voies romaines du Berry". op. cit.

Extrait de la Monographie de FRESSELINES – André Logez, 2e édition 2004 (rééditée par l'Association "Les Amis de Fresselines". Elle présente l'histoire et les histoires du village, la toponymie de la commune, etc. Cet ouvrage est disponible auprès de la Mairie):

« Un chemin Gallo-Romain allant de Médiolanum (Chateaumeillant) à Bretum (Bridiers, près de La Souterraine) où il rejoignait la grande route, qui menait à Augusterum (Limoges) desservait Igorandis (Aigurande). Il franchissait la Petite Creuse à Puylandon et remontait vers La Bussière et Les Forges de Fresselines, sur l'interfluve, avant de traverser Bretum (Bridiers). (1) Cet itinéraire (pour monture ou piéton) avait l'avantage d'être plus direct et d'éviter les reliefs plus difficiles. »

(1) « Aigurande » pages 55 à 64 – Gabriel Martin (Amiault, Guéret 1905)

Les deux itinéraires décrits ci-dessus devaient correspondre approximativement aux tracés sur cette carte:

L'église

Extrait du « GRAND DICTIONNAIRE HISTORIQUE DE LA HAUTE-MARCHE (Département de la Creuse) » page 218, par Ambroise Tardieu, publié en 1894:

« VILLARD, chef-l. de commune. Eglise qui dépendait de la commanderie de Malte du Vivier, en 1789. La justice appartenait au s. de Châteauclos. »


Extrait du livre de Maingaud Alain « Les églises de creuse » Editions Lucien Souny 2006, page 306:

« Le prieuré de Villard dépendait du monastère de St Vaury. Son église du XIIème siècle a été remaniée au XVème et à l'époque moderne. Un clocher carré en charpente à flèche octogonale, couverte de bardeaux, domine la nef à l'ouest.

Un portail brisé à deux voussures s'ouvre au sud. Un décor de billettes souligne la première voussure et l'archivolte.

La nef unique, romane, est voutée d'un lambris peint. Un doubleau brisé marque l'entrée du chœur à chevet plat vouté d'ogives du XVe siècle. Une armoire eucharistique perce le mur du chœur.

Des pierres tombales de prêtres sont conservées dans le pavement, mais ce sont les peintures murales du XVIIIe ou du XIX qui sont le principal intérêt de l'église St Paul.

Les quatre évangélistes sont présentes aux quatre voûtains du chœur. Le sacrifice d'Abraham et la mort de St Alexis sont évoquées aux extrémités occidentales de la nef»

(Contribution de Jean Pierre Parichon)


Hameaux disparus

Certains actes d'Etat Civil (jusqu'en 1870) font état d'un hameau nommé « La Souricière ». Des témoins sur ces actes sont mentionnés comme voisins demeurant à Chambourtrette. Près de la jonction de la route D961 de Dun à Aigurande avec la D5 vers St Sulpice le Dunois, il existe aujourd'hui un lieu (champ) qu'on appelle encore « La Souricière ».

Les Maçons de la Creuse

Comme leur célèbre compatriote Creusois Martin Nadaud, la commune de Villard a compté de nombreux migrants, la plupart vers Paris.

En 1803 fut institué par Napoléon le Livret ouvrier, afin de restreindre la libre circulation des ouvriers en France.

Les Almanachs de la Creuse

De 1894 et 1901 contiennent quelques informations intéressantes sur la Commune

Villard pendant la guerre 1939-1945

La commune a contribué aux victimes de guerre. Elle a reçu des réfugiés. Et ...

En 1941-1942, les jeunes de la commune organisent une troupe de théatre au profit des prisonniers

Photo de maquisards prise à La Prugne vers 1944

Quelques chiffres sur l'évolution de la population:

Au XVIIe siècle

Nouveau

Extrait de la Monographie de la commune de Dun-le-Palestel (Creuse) par Georges VERGEADE:

« Au XVII° siècle, la "Châtellenie de Dunois" comprise dans l'Election de Guéret comprenait 19 collectes(8) :

Villard (119 feux), Colondannes (97 feux), Saint-Sulpice-le-Dunois (183 feux), Chabanays (64 feux), Maisonfeyne (83 feux), Saignat (156 feux), Dhun (118 feux), Bussière (267 feux), les hommes du sieur de La Chapelle (51 feux), les serfs de Dun (82 feux), Murat-Saint-Plantaire (51 feux), Fougières-Loubiers (50 feux), Murat-Orsanie (50 feux), les Tarteries (62 feux), le bourg de La Celle (89 feux), la paroisse de La Celle, 116 (feux), l'Age-Cessat ( feux), Vouhet (83 feux), Prissat (60 feux). »

(8) D'après le procès-verbal de la Généralité de Moulins dressé en 1686 par Florent d'Argouges publié en 1892 par A. Vayssière (Moulins – Librairie Historique du Bourbonnais. H. Durand, chapitre VI).

1878

814

« LA CREUSE – 1847 P. LANGLADE – 1882 V.A. MALTE-BRUN »

1887

805

« Géographie physique, politique, historique, administrative, économique et commerciale du département de la Creuse » par G. Derennes et C. Delorme paru en 1888

1894

866

Almanach de la Creuse 1894

1901

770

Almanach de la Creuse 1901; Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse" de l'Abbé André Lecler; paru en 1902

1928

660

Almanach de la Creuse – Cantons de Dun-le Palleteau, Bonnat, La Souterraine, Grand-bourg, St Vaury – Année 1928




1968

457

Recensement INSEE

1975

403

Recensement INSEE

1982

347

Recensement INSEE

1990

341

Recensement INSEE

1999

329

Recensement 1999

2005

329

Enquête annuelle de recensement 2005